En attendant que Mère Nature se couvre de son manteau blanc complètement....

En attendant que Mère Nature se couvre de son manteau blanc complètement....
Ce matin, en me levant j'ai vu de drôles d'étoiles blanches tomber du ciel grisâtre recouvrant le parc d'un manteau blanc et immaculé...
Au loin, dans l'aube naissante, je peux voir les multiples cheminées de Londres cracher leurs fumées cendrées.
L'aube dépose son voile de brume, je détourne mes yeux pour regarder l'horloge au cadre doré et orné de fleurs.
8h30 du matin, Papa et Maman doivent être encore couchés, et Mathilde, notre bonne doit quand à elle préparer le petit déjeuner ou bien embrasser Guillaume notre jardinier....

Daffodil pousse un soupir, elle mâche son mors, de l'écume blanche commence à se former aux commissures des lèvres, ses cils délicats se ferment durant une seconde, je prends les rênes de bride et la sort de son box pour la mener dehors, ses sabots battent au rythme régulier le bitume. Nous voilà dehors, les cristaux d'étoiles se posent sur l'encolure musclée de la jument, ils fondent en quelques instant.
Me voici sur son dos, une pression de talons et nous voici parti.
La neige pèse lourd sur les imposantes branches des arbres roi. Leurs troncs massif racontent le poids des années, leurs épines vertes semblent imager l'histoire de la forêt...
Nous voici arrivées dans la clairières des sorcières, ont dit que la nuit de Noël, des esprits viendraient hanter ces lieux pour pleurer l'enfant tué par le soldat Sir Bryton, le 25 décembre.

"Un tourbillon de neige passe devant les sabots de ma jument, il s'élève lentement, deux personnages se forment alors devant mes yeux, un homme et une femme, ils semblent valser, la taille élancée de la jeune femme se balance au rythme que lui impose le jeune Lord, leurs danse s'élève tel le son du violon , transperçant l'air avec finesse. A chacun de leurs pas une poussière de neige s'éparpille dans l'atmosphère, créant une brume de cristal autour de la clairière. Soudain le couple disparaît.... Le givre balaie tout sur son passage. Puis, indistinctement d'abord, un cerf apparaît puis un autre, un cavalier survient alors, éperonnant son cheval pour rattraper la horde de cervidés en fuite, cette calva cade folle coure, bondis à une allure effrénée...D'un coup tout le monde s'arrête et un énorme nuage de neige se forme, un oiseau naît de cette union, un ph½nix plus exactement, il s'envole au dessus de nous, ses ailes de glace semblent caresser l'air ambiant pareil au vent qui souffler sur la colline, faisant danser les herbes folles gelées. A chaque battement d'ailes, des guipures d'argent se gravent dans le ciel, il arrête son vol et descend vers nous, et me frôle le visage, un chaleur glaciale m'envahit alors, la torpeur me gagne...."

Me voilà dans mon lit, il est 9h45 du matin, et au loin je peux voir les pics des sapins transpercer le ciel blanc.


Listen: Vivaldi, l'Hiver

# Posted on Thursday, 17 December 2009 at 2:02 PM

Edited on Saturday, 19 December 2009 at 4:31 PM

L'atuomne arrive

L'atuomne arrive
Dis-moi chéri... quand tu auras finis avec l'autre.... tu peux venir j'ai quelque chose à te demander....










Listen:Ke$ha Tik Tok

# Posted on Sunday, 27 September 2009 at 4:59 AM

Edited on Saturday, 19 December 2009 at 12:53 PM

Summer-is-ENDing .

Summer-is-ENDing                                  .
Cette année, je ne suis pas allée me dorer sur la plage, je n'ai pas senti ce vent mi-doux/mi-violent qui caresse ma peau et empêche le soleil de me brûler cette dernière.
Non cette année, je suis allée à Toulouse et dans le Cantal, mais c'est surtout dans le premier que je me fixerai et dont je garderai un doux souvenir tel un rêve qui habite mes nuits.




Les herbes folles du jardin bougent imperceptiblement, leur couleur jaunâtre semble s'éclaicir. Je reste un moment immobile, ne sachant que faire.
Mes pieds nus s'enfoncent dans ces herbes mi-rigide, mi-tendre.Mes yeux se fixent un instant sur le miroir d'eau qu'offre la piscine.
L'âne blanc me regarde, il est là, guettant le mouvement de mes mains, cherchant à y déceler un quelconque morceau de pain dur.
J'étale ma serviette sur le vieux bois, blanchie par le poids du soleil durant des années.

L'eau froide épouse le mouvement de mon corps, je savoure un instant cette nape glacée qui m'enveloppe tel un papier de soie. Ma brasse n'est pas parfaite mais je sens tous mes muscles entrer en action, ridant la surface de l'eau pure. Autour de moi ce n'est que silence, le soleil Toulousin n'a pas encore atteint son zénith mais il réchauffe déjà mon corps fraîchement sorti de l'eau de cette douce chaleur.
L'eau a laissé de petites perles cristallines sur ma peau légèrement caramel.

Je feuillette le dernier
Vogue, m'extasiant silencieusement de la beauté de Daria, féline mais douce pareil à une fleur de lys.
Comme Des Enfants résonne dans mes oreilles pour finalement prendre possesion de mon corps tout entier.
J'ouvre les yeux, abandonnant cette douce somnolence précédent l'appartenance aux bras de Morphée, je peux voir l'azur pur et majestueux du ciel, un avion, vole ici-haut. Pendant un court instant je l'envie.
Les rayons du soleil traverse les branches du pin, détachant les épines de ce dernier une à une et faisant éclater leur verdure tendre en ce matin.
Mes yeux se referment, j'arrête l'
Ipod, et écoute le silence de cette matinée naissante.
A ma droite, un bruissement velouteux d'ailes se fait entendre pareil au susurement aïgue des herbes folles se frottant les unes contre les autres.
Puis, déchirant ce silence, monte le chant d'un rossignol, d'une clarté et d'une pureté n'ayant aucune égale à ce moment.



Rien n'est mieux que les matinées Toulousaines....


Listen: Coeur De Pirate, Comme Des Enfants

# Posted on Thursday, 06 August 2009 at 6:17 AM

Edited on Sunday, 16 August 2009 at 4:12 PM

Ces femmes mûres.... (ou pensées)

Place du Capitole, Toulouse.
Je sirote un Cocktail de Fruit Frais au doux nom évocateur "Brise d'Eté", le mélange goyave, pamplemousse, citron et fruit de la passion coule doucement, par intermittence dans ma gorge.
Elise est en face de moi, elle me raconte pour la énième fois que Sean (notre correspondant Anglais) la jeté pour Miss Poupouf ou Samantha.
Je la regarde, sans vraiment lui prêter attention, il fait beau, le ciel est d'un bleu limpide et la place du Capitole est remplie de monde.
Mon regard erre de ci, de là, quand je me rend compte qu'Elise ne parle plus, et m'interroge du regard.
Un instant, mon esprit porte son attention sur sa personne toute entière, et reste un moment interdite puis je hoche la tête avec conviction, appuyant ce geste par un faible "hum"...
Elise recommence...
Au début, je distingue des phrases, puis ces paroles ne sont plus que des mots pour enfin finir par un blablablabla.. comme dans les bandes dessinées...
De nouveau mon regard erre, pour s'arrêter sur un groupe de femmes, la quarantaine environs, l'âge maximum est sans doute 50 ans voir 55, il est détenu par une blonde au lunette Chanel, posées sur le haut de sa tête..
Apparament sa rigole pas mal,, il n'y en pas une qui ne rigole pas bouche ouverte (avec tête renversée en option), découvrant des dents ultra blanches.
Un jeune homme s'approche d'elles, un apollon serait plus exact, un de ces mecs que vous ne voyez que dans les magazines de modes aux pages papier glacé.
Je vois une brune (46 environs), faire un non déterminé de la tête, le jeune Adonis semble étonné puis repart, dépité.
Une rousse se dégage du groupe, et arriver vers nous.... en slim blanc on peut voir des mignonnes poignées d'amour dépasser, ses cheveux sont souples, elle aborde une superbe poitrine, mise en valeur par un haut Kenzo (je l'ai vu en vitrine) fleuris typique de la maison.
Mais là où je suis le plus emerveillée ce sont ses pieds ou plus précisément ses chaussures, des Jimmy Choo le tout nouveau modèle. elle croise mon regard, je suis transcendée, (son regard est un mélange de bleu corail et du vert bambou), elle me fait un clin d'oeil complice et passe à côté de moi, l'odeur de Coco Mademoiselle me parvient aux narines et met sans-dessus/dessous mes sens olfactifs...
Je sombre petit à petit dans mes pensées, Elise, la place du Capitole, Toulouse ne sont plus qu'un vague souvenir....

"Talons aiguille & rouge à lèvre orange ou autre couleur remarquable, sac Chanel ou pourquoi pas Prada.Allure digne et fière mais point hautaine.Ce sont les femmes mûres....Elles portent avec élégance du Jean-Paul Gaultier ou bien du Dior.Admirables tant par leur chic que leur savoir, pouvant sans problème vous indiquer où trouver la nouvelle robe Kenzo qui fait furreur ou l'introuvable épice rare chez cette minuscule et pittoresque boutique (que vous n'auriez jamais remarqué).Elles ont bravé les années et la vieillesse, à leurs corps de midinette ingénue a ajouté des éléments adipeux sur les hanches et le ventre.Elles ne sont point parfaites...Oh.. non.. mais c'est avec voluptée qu'Elles s'en accomodent, par de la soie, de la mousseline, de la laine bouillie et autres tissus encore plus fabuleux...Malgrès les adultères de leurs maris et les aléas tristes de la vie, Elles garderont le sourire et leur démarche féline.Faisant tourner la tête aussi bien aux bachelors qu'aux minnets candides.De leurs voix cristallines Elles vous perdront l'âme et toutes vos théories ne seront plus qu'un mélange sans queue ni tête. Ce sont les femmes mûres."

Elise me regarde profondément et secoue la tête en signe de désapprobation.
"Garçon, l'addition s'il-vous-plaît."



Listen: The Supremes, Baby Love



Ces femmes mûres.... (ou pensées)

# Posted on Thursday, 09 July 2009 at 6:53 AM

Edited on Sunday, 16 August 2009 at 3:35 PM

IL est venu le temps...

IL est venu le temps...
SOLDES





# Posted on Wednesday, 24 June 2009 at 7:24 AM

Edited on Thursday, 25 June 2009 at 6:17 AM